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 Anthony Doerr (américain)

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Sapho

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MessageSujet: Anthony Doerr (américain)   Jeu 29 Juin - 14:35

  BIOGRAPHIE


  Nationalité : États-Unis 


Né(e) à : Cleveland, Ohio , le 27/10/1973
Biographie : 

Anthony Doerr est un écrivain américain.

Diplômé en histoire au Bowdoin College, il est titulaire d'un MFA à l'université d'État de Bowling Green (Ohio).

Couronné à plusieurs reprises par des prix importants, Anthony Doerr construit peu à peu une œuvre inclassable et étonnante.

Sélectionné par la revue Granta comme l'un des meilleurs jeunes auteurs écrivains américains, il a déjà publié chez Albin Michel: "Le nom des coquillages" (The shell collector, 2002), "Le mur de mémoire" (2002, couronné par le Story Prize et par le Sunday Times Short Story Award, l'un des plus importants prix récompensant des nouvelles) et "A propos de Grace" ( About Grace, 2004).
En 2015, il sort "Toute la lumière que nous ne pouvons voir".

Il vit à Boise, Idaho.












LIVRE LU : TOUTE LA LUMIERE QUE NOUS NE POUVONS VOIR


RESUME


Véritable phénomène d’édition aux États-Unis, salué par l’ensemble de la presse comme le meilleur roman de l’année, le livre d’Anthony Doerr possède la puissance et le souffle des chefs-d’œuvre. Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l’existence : Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wehrmacht pour briser la Résistance.
En entrecroisant avec une maîtrise éblouissante le destin de ces deux personnages, ennemis malgré eux, dans le décor crépusculaire d’une ville pilonnée par les bombes, Anthony Doerr dessine une fresque d’une beauté envoûtante. Bien plus qu’un roman sur la guerre, Toute la lumière que nous ne pouvons voir est une réflexion profonde sur le destin et la condition humaine. La preuve que même les heures les plus sombres ne pourront parvenir à détruire la beauté du monde.









RESSENTI


Sur le conseil de Rotko, je viens de terminer ce petit bijou qu'est ce livre !


Deux destins, deux vies que tout oppose, l'une française et résistante, l'autre allemande et enrôlée par la Wehrmacht. Leur ressemblance malgré tout, leurs craintes et leurs questionnements font de ce roman une oeuvre émouvante et poignante. On s'attache immédiatement à Marie-Laure mais aussi à Werner, deux enfants qui sont nés ennemis et sont pourtant tellement semblables.

La trame est propice aux histoires tragiques. Sur fond de guerre, on ne peut s'attendre à un roman gai. Peu original et sans surprises pourraient même dire certains à la lecture de ces quelques phrases. Et pourtant... C'est sans compter sur le talent d'Anthony Doerr, que j'ai découvert ici et que je vais dorénavant suivre avec beaucoup d'intérêt. Sa plume est sublime, toute en nuance et poésie. Sans pathos, tout en délicatesse, et avec des descriptions magnifiques des lieux parcourus mais aussi des sentiments éprouvés par les personnages de ce roman, les mots entrent dans le corps du lecteur par tous les pores de la peau. Tant de beauté et de pureté, dans un univers si froid et triste qu'est une guerre, ne peut qu'émouvoir. Une expérience que je n'ai pas vécu souvent...

Plus de 600 pages que l'on ne veut pas voir finir, une histoire qui nous colle à la peau, un roman bouleversant et d'une grande beauté. Le titre, "Toute la lumière que nous ne pouvons voir", prend tout son sens au fil des pages et à la 604ème particulièrement avec une scène qui fend littéralement le coeur.

Merci Mr Doerr.





study study study

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MessageSujet: Re: Anthony Doerr (américain)   Jeu 29 Juin - 17:45

Ton enthousiasme communicatif, chère Sapho, confirme mon envie de lire ce roman dont j'ai entendu parler ; en outre, je n'ai rien lu de cet auteur, une lacune à combler, manifestement ! Merci à toi. flower flower flower flower flower flower

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Sapho

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MessageSujet: Re: Anthony Doerr (américain)   Jeu 29 Juin - 18:46


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MessageSujet: Re: Anthony Doerr (américain)   Jeu 29 Juin - 18:57

Très intéressant, merci Sapho... Je regarde rarement cette émission, je n'aime pas le présentateur !!!

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le lémurien

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MessageSujet: Re: Anthony Doerr (américain)   Jeu 29 Juin - 22:45

arf ! rotko me l'avait conseillé. Il est qq part dans ma liste  Embarassed
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MessageSujet: Re: Anthony Doerr (américain)   Ven 14 Juil - 18:35

Toute la lumière que nous ne pouvons voir
Mon point de vue :
Une œuvre romanesque qui tient en haleine et s’avère donc distrayante, bien qu’il s’agisse d’un pavé (plus de 600 pages) et que l’histoire se déroule sur un fond historique abondamment traité en littérature et pas réjouissant du tout, la seconde guerre mondiale en France et plus particulièrement à Saint-Malo, ville martyre.
Je me suis laissée emporter par le rythme vif de cette histoire racontée en chapitres courts, parfois une page, ce qui lui donne un côté haletant. On dirait presque un scénario de film, scénario détaillé certes, et très visuel ; à mon avis on s’empressera de tirer un film à succès de ce livre !  Wink   Cette brièveté dans le découpage présente à mon avis un inconvénient : je me suis sentie parfois frustrée, j’aurais voulu en savoir davantage sur les états d’âme des personnages, en particulier Werner, l’un des deux jeunes héros, qui, longtemps, apparaît comme un jeune Nazi, facilement séduit par l’idéologie ambiante ; il résiste aux rigueurs, pour ne pas dire aux horreurs, de son école hitlérienne, ne vivant que pour sa passion de la technologie, à peine traversé d’ombres de remords ; c’est seulement vers la fin qu’il devient plus humain, i.e. généreux, par amour finalement. Je l’avoue, la façon de dépeindre ce personnage m’a un peu déçue.
Celui de Marie-Laure, la jeune aveugle, me paraît plus réussi, plus crédible aussi : elle est intelligente et courageuse, aimante, mais on la voit aussi avoir peur, être découragée, prête à « craquer ».
Par ailleurs, nous montrer la guerre et ses ravages à travers les ressentis d’une aveugle est une trouvaille que l’auteur a habilement exploitée. L’évocation par les sons, le toucher, de nombreux lieux et objets est très réussie, voire poétique, émouvante et expressive.
Citation :
On est très loin de comprendre ce que c'est d'être aveugle, quand on ferme les yeux. Sous notre monde des cieux, des visages et des édifices, il en existe un autre, plus brut et plus ancestral, un espace où les surfaces planes se désintègrent et où les sons forment une multitude de romans dans les airs. De son perchoir, Marie-Laure peut entendre des nénuphars remuer dans des marais, à trois kilomètres de distance. Des Américains se faufiler à travers des champs, pointer leurs énormes canons sur la fumée de Saint-Malo. Des familles renifler autour de lampes-tempête dans des caves, des corbeaux sautiller de décombres en décombres, des mouches se poser sur des cadavres dans les fossés. Elle entend frémir des tamarins, des geais piailler dans les herbes dunaires ; elle sent le gros poing de granit, profondément enfoncé dans la croûte terrestre, sur lequel Saint-Malo est posé, et l'océan l'entourer de toutes parts, et les îlots résister à l'assaut des marées.


Pour en finir avec la galerie de portraits des personnages, j’ai bien aimé Frédéric, le père de Marie-Laure, le grand-oncle… et il y en a d’autres ; je regrette pourtant l’aspect très manichéen du méchant de service, le Nazi chasseur de diamants ; en revanche, j’ai trouvé astucieuse l’idée que Marie-Laure et Werner ignorent l’importance de ce diamant convoité.
La fin, que je ne raconterai pas, m’a beaucoup plu. Certes, on attend longtemps la rencontre Werner/Marie-Laure mais cela entretient le suspense ! Par certains côtés, ce livre est presque un polar ou un roman d’aventures avec sa chasse au trésor ! C’est aussi, évidemment, un roman d’intitiation, à cause de la jeunesse des héros.
L’auteur a justifié dans des interviews son titre, un peu énigmatique et très à la mode par sa structure en demi-phrase, et l’explication en est aussi donnée vers la fin du livre comme le souligne Sapho.
Le style est simple ; j’ai remarqué au passage, mais cela m’a fait sourire, les multiples comparaisons, parfois insolites, toutes introduites par « comme », c’est peut-être voulu, je n’en suis pas sûre, à moins que cette répétition ne soit une maladresse de traducteur.

Une interrogation demeure pour moi. Le jury du Prix Pulitzer a récompensé « un roman plein d’imagination et finement construit, inspiré par les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, et dont les courts et élégants chapitres explorent tout autant la nature humaine que les pouvoirs contradictoires de la technologie ». Or, personnellement la finesse de la construction m’a échappé, en tout cas, je n’ai pas su voir sa finesse. Certes les nombreux flash-back très cinématographiques et très américains peuvent s’admettre. Pourtant, je n’ai pas compris pourquoi, par exemple, sont alternées les séquences « 8 août 44 » avec « juin 40 », « janvier 41 », « août 42 », « 9 août 44 », et « mai 44 » : pourquoi demander au lecteur un tel effort dans sa lecture ? Qu’est-ce que cela apporte ? Si l’intention est d’ordre littéraire, elle m’a échappé. Qu’en penses-tu, Sapho ?

En définitive, j’ai apprécié cette lecture  study study  mais ce n'est pas un livre que j'aurai envie de relire ou de posséder et je crois que cet auteur, encore jeune, pourra nous offrir encore mieux ! Wink

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MessageSujet: Re: Anthony Doerr (américain)   Ven 14 Juil - 19:06

Pour moi ma Nic, les allers-retours entre 1941, 1944 et 1945, portés par un bel équilibre créent l'impatience, le besoin irrépressible de tourner les pages sans répit. Le lecteur est entraîné, n'a qu'une envie , suivre ces personnages, guetter la rencontre pressentie dès le départ, la partager même avec les deux héros, et simultanément résoudre l'énigme de ce joyau !
Une histoire linéaire aurait rendu le récit plus terne et surtout beaucoup moins original. 

( Avis tout-à-fait personnel)    study study study

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MessageSujet: Re: Anthony Doerr (américain)   Ven 14 Juil - 19:27

Je comprends ton point de vue, Sapho, mais je trouve tout de même que l'auteur a un peu abusé du procédé, en particulier dans l'exemple que je cite, d'autant qu'il sait très bien ménager des rebondissements, des attentes qui, me semble-t-il suffisent à tenir en haleine. Very Happy

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MessageSujet: Re: Anthony Doerr (américain)   Sam 15 Juil - 6:48

Plus de 600 pages que l'on ne veut pas voir finir, une histoire qui nous colle à la peau, un roman bouleversant et d'une grande beauté. Le titre, "Toute la lumière que nous ne pouvons voir", prend tout son sens au fil des pages et à la 604ème particulièrement avec une scène qui fend littéralement le coeur.
écrit Sapho.

je veux aussi avoir le cœur fendu ! alegre
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MessageSujet: Re: Anthony Doerr (américain)   Sam 15 Juil - 9:40

Tu vas aimer, Ysou, j'en suis quasi certaine. study   Very Happy

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