La Clef des Champs


Forum d'amitié
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Répondre au sujetPartagez | 
 

 Théâtre et scène

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Arundathi



Féminin
Nombre de messages : 1867
Date d'inscription : 08/04/2014

MessageSujet: Théâtre et scène   Mer 18 Fév - 17:00

Carlo Goldoni - biographie d'après le site http://www.e-venise.com.


Carlo Goldoni (1707-1793) “Le Molière Italien”

Goldoni
naît à Venise le 25 février 1707, au coin de la Ca' Cent' Ammi.

Il meurt à Paris le 6 février 1793 “entre les infirmités et les misères”.


Une Enfance et une Jeunesse Mouvementées


Dans ses Mémoires , écrites en français, il nous raconte son enfance et sa jeunesse, heureuses et mouvementées.
« Je ne m'annonçai point par des cris en voyant le jour pour la première fois. Cette douceur semblait manifester mon esprit pacifique qui ne s'est jamais démenti depuis lors. »

Son bon naturel s'épanouit dans une maison bourgeoise de Venise, au milieu d'une grande famille heureuse et joyeuse : avec un grand-père qui fait donner des spectacles et des opéras à la maison, un père qui l' amuse avec un petit théâtre de marionnettes qu' il avait fabriqué lui-même.


Etudiant Nomade Passionné de Comédie

A 9 ans, il part au collège à Pérouse, il jouera dans une représentation et composera sa première pièce.

Elle figurera en tête de liste de ses œuvres dans ses mémoires.

Il poursuit ses études dans différentes villes d'Italie, à cause des déplacements de son père médecin, mais aussi et surtout au gré des ses fantaisies de jeune homme passionné de spectacles et de comédies.

A Rimini, au lieu des Barbara, des Baralipton, des enthymèmes qui lui rompaient la tête, il se délectait à la lecture d'Aristophane, Plaute et Térence.

Et il n' hésite pas à suivre une troupes de théâtre dont les jeunes comédiennes le persuadent de faire le voyage de Rimini à Chioggia :

« Avec nous, dans notre barque, on joue, on rit, on chante, on s’amuse. »

Trois jours de voyage… à 14 ans, Goldoni vit une étonnante symbiose du théâtre et des joies de la vie qu’il n’oubliera jamais…



« J'ai été en France, j'ai été en Espagne
J'ai été à Londres et en Allemagne
Mais charmantes comme les Vénitiennes
Tendres comme douces colombes
Je n'en ai vu nulle part ailleurs. »



L'apprentissage du Métier d'Avocat

A Venise il sera clerc dans l'étude d'un oncle avocat.

Puis Milan et Pavie, où il suit ses cours de droit en dilettante... et d'où il est expulsé pour avoir ridiculisé les jeunes filles de la ville!

1725-27, il a retrouvé son père à Udine, Gorizia, Vipacco et à Modène, où il se remet au droit.

époque où il est tenté d'entrer dans les ordres.


Un Juriste Ecrivain Saltimbanque et... Assistant du Chef de la Police

1728-29 : son père le rappelle à Chioggia, où habitait sa mère.

Carlo devient assistant du chef de la police criminelle.

Il en profite pour étudier les menus événements du jour, écouter les potins et les commérages qu'il entendait de sa fenêtre et dont il s'inspire pour écrire les célèbres “Querelles de Chioggia”.


Carlo Goldoni Avocat vénitien

Changement de poste, il reprend ses études à Padoue et obtient le titre d'Avocat vénitien en 1732.

A peine installé comme avocat à Venise, les dettes et autres problèmes l’obligent encore un fois à errer de ville en ville sans pouvoir se fixer en occupant des postes divers et variés.

1735-36, sa passion du spectacle le conduit à suivre la troupe de Giuseppe Imer : à Padoue, Udine, Gênes, où il épouse Nicoletta, 19 ans, fille de notaire.

Amour, Bonheurs et Déconfitures

Cette “manie déambulatoire” qu’il aurait héritée de son père, n’est pas pour autant signe d’instabilité.

Cette période picaresque est un apprentissage de la vie : il a connu des amours décevantes, il a été la victime des voleurs, des tricheurs, des imposteurs…

Mais il ne se plaint jamais, aucune rancœur, aucune misanthropie, aucune mélancolie :

« Grâce au ciel, ni les chagrins, ni les réflexions n’ont jamais pris sur mon appétit, non plus que sur mon sommeil. »



Un Aventurier Honorable

Tout en étant juriste itinérant, Goldoni écrit pour le théâtre.

Dans ses mémoires, il se décrit comme un “aventurier honorable”.

Goldoni est avant tout un réaliste doué d’un bon naturel et un grand amoureux du théâtre de la vie qu’il observe et qu’on retrouve dans ses pièces.
[b]

Revenir en haut Aller en bas
Florence 24



Féminin
Nombre de messages : 5415
Localisation : Gironde
Date d'inscription : 19/03/2014

MessageSujet: Re: Théâtre et scène   Jeu 19 Fév - 0:00

Merci Arun, tu me le fais découvrir, je ne connaissais pas, il a eu une vie bien remplie, passionnante et de nombreux métiers.
Revenir en haut Aller en bas
http://laclefdeschamps.1fr1.net/f50-florence-s-creations
le lémurien

avatar

Féminin
Nombre de messages : 22756
Localisation : à gauche d'Alpha du Centaure
Date d'inscription : 10/03/2014

MessageSujet: Re: Théâtre et scène   Jeu 19 Fév - 7:55

merci Arun, je ne connaissais que peu de choses sur lui, me permets tu de parler de la deuxième partie de sa vie ? je sais qu'il est allé à Paris, qu'il a écrit de nombreuses pièces de théâtres, etc...
Revenir en haut Aller en bas
http://laclefdeschamps.1fr1.net/f43-ysandre-s-creations
le lémurien

avatar

Féminin
Nombre de messages : 22756
Localisation : à gauche d'Alpha du Centaure
Date d'inscription : 10/03/2014

MessageSujet: Re: Théâtre et scène   Jeu 19 Fév - 8:02

Sa carrière théâtrale en Italie[modifier | modifier le code]

Sa première œuvre est une tragédie, Amalasunta, représentée sans succès à Milan : Goldoni accepte les critiques et, évoluant vers le drame italien en délaissant les règles d’Aristote, il fait jouer avec plus de succès Belisario en 1734.
Il écrit ensuite plusieurs tragédies, mais il se rend vite compte que sa vraie voie est celle de la comédie. Il combine plusieurs influences, dont celle de la commedia dell'Arte et de Molière, et produit sa première œuvre véritable en 1738 avec L'uomo di mondo.
Il ne cesse alors d’écrire tout en parcourant l’Italie. Installé enfin à Venise, il collabore pour deux opéras avec Antonio Vivaldi, est nommé directeur du teatro Sant'Angelo, dont il devient l’auteur attitré, et abandonne définitivement le barreau. Par son talent, il fonde la comédie italienne moderne avec des œuvres comme Momolo Cortesan (qui reste en partie improvisée) et La donna di garbo en 1744 (La Brave Femme, première comédie entièrement rédigée).
En 1757, une polémique l’oppose au traditionalisme de Carlo Gozzi, qui critique dans ses fiabe le réalisme dangereux des comédies de Goldoni. Il est également critiqué par les partisans du théâtre baroque comme Pietro Chiari, dont le théâtre bouffon et poétique conquiert les spectateurs. Ces querelles incessantes ainsi que l’état précaire de ses finances, l’incite à accepter, en 1761, l’invitation d’Antonio Zanuzzi et plus largement des Comédiens-Italiens. La France lui propose un engagement de deux ans avec un salaire de 6000 livres, ce qui représente le double de ce que lui versait Vendramin (avec qui Carlo Goldoni est, depuis 1752, en contrat pour le théâtre Saint Luc). Mais ce qu’il ignorait au moment de partir, c'est, d'une part, qu'un bon comédien du théâtre italien pouvait gagner jusqu'à 15 000 livres et, d'autre part, qu'avec la moitié on ne pouvait vivre décemment à Paris[1] Goldoni mène aussi l’ambitieux projet de diriger le théâtre-italiens de Paris, Cependant, les comédiens-italiens ne lui offraient pas de diriger leur troupe mais de leur fournir des pièces pour renouveler leur répertoire. Ses dernières pièces italiennes, Le baruffe chiozzotte (Baroufe à Chioggia) et Una delle ultime sere di Carnovale (Un des derniers soirs de Carnaval), sont représentées à Venise au début de 1762. C’est à cette même date qu’il effectue son voyage à Paris.

Sa carrière en France[modifier | modifier le code]



Plaque commémorative au 21, rue Dussoubs à Paris, où mourut Carlo Goldoni
En 1762, il gagne la France. Adopté à la cour, où il enseigne l’italien aux princesses royales, et nommé à la tête du Théâtre-Italien à Paris, il écrit la plupart de ses pièces en français. C'est à l'occasion des festivités accompagnant le mariage, en 1770, du futur Louis XVI et de Marie-Antoinette qu'il décida d'écrire Le Bourru bienfaisant : la pièce est représentée à la Comédie-Française en 1771. Le roi lui accorde une pension que suspendra la Révolution avant qu’elle ne soit rétablie pour sa veuve par la Convention comme le demandait Marie-Joseph Chénier.
Pendant plusieurs années, de 1784 à 1787, il écrit en français ses Mémoires pour servir à l’histoire de ma vie et celle du théâtre et meurt à Paris le 6 février 1793.
Revenir en haut Aller en bas
http://laclefdeschamps.1fr1.net/f43-ysandre-s-creations
le lémurien

avatar

Féminin
Nombre de messages : 22756
Localisation : à gauche d'Alpha du Centaure
Date d'inscription : 10/03/2014

MessageSujet: Re: Théâtre et scène   Jeu 19 Fév - 8:07

La grâce de Goldoni


Portrait de
Carlo Goldoni


arlo Goldoni est né en 1707 à Venise. Sa carrière de juriste sera vite éclipsée par sa passion du théâtre. Mais il rêve d'une grande "réforme". En effet, seule la Commedia dell'arte règne encore en maître dans les théâtres italiens et fait figure de tradition nationale. Or, il critique avec virulence ce théâtre, comme l'illustre sa phrase qui suit : "il ne passait sur les scènes publiques que de dégradantes arlequinades, de honteuses et scandaleuses galanteries, d'immondes jeux de mots, des intrigues mal venues et, de plus, malmenées, sans moeurs, sans ordre..." (A noter toutefois qu'il parle ici de la Commedia dell'arte française en pleine décadence à son arrivé en 1762 au pays de Molière.)
Carlo Goldoni, que l'on surnomme le "Molière italien", d'abord fidèle à la tradition, va petit à petit parvenir à supplanter les pièces à canevas par des pièces écrites de bout en bout, à retirer les masques des acteurs et composer de véritables "comédies de caractère". En 1750, dans la pièce "Pamela", pour la première fois, les acteurs jouent à visage découvert.
Admirateur de Molière, il est également fasciné par la société et ses travers, comme l'illustre bien "La trilogie de la villégiature". Selon lui, le 18ème siècle est celui de la femme, régnant incontestablement dans tous les domaines, que ce soit des arts, de la politiques et des relations sociales. Son Arlequin déclare d'ailleurs, dans "Femmine puntigliose" : "Le sexe triomphe et les hommes sont réduits au rang d'esclaves enchaînés." Ses héroïnes de caractère sont nombreuses : le nombre de ses pièces portant des noms féminins le prouve. Elles incarnent le charme et la vivacité de la pièce, et aussi une nouvelle conception de la vie, par les héroïnes, qui, cette fois, ne repose pas uniquement sur le mariage. Les héroïnes de Goldoni annoncent l'émancipation et le réveil de la femme : elle a une situation sociale, sait diriger les affaires et prend en main son avenir.
Goldoni arrive en France en 1762 et y passe ses trentes dernières années. Il présente au roi Louis XV sa réforme du théâtre. Il meurt en 1793.
Goldoni ne tue pas pour autant la Commedia dell'arte. Il apporte un nouveau théâtre en Italie, comme Molière l'a fait en France.
Revenir en haut Aller en bas
http://laclefdeschamps.1fr1.net/f43-ysandre-s-creations
BRIe

avatar

Féminin
Nombre de messages : 25973
Localisation : Villeneuve lez Avignon
Date d'inscription : 28/10/2008

MessageSujet: Re: Théâtre et scène   Jeu 19 Fév - 10:32

Merci pour ce post Laughing
Revenir en haut Aller en bas
Arundathi



Féminin
Nombre de messages : 1867
Date d'inscription : 08/04/2014

MessageSujet: Re: Théâtre et scène   Jeu 19 Fév - 10:43

Ah grand merci pour les compléments d'infos concernant Goldoni Ysou ! Smile
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Théâtre et scène   

Revenir en haut Aller en bas
 
Théâtre et scène
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Mes vendanges, c'est ma petite scène d'automne !
» La plus belle scène de Manga ( tous mangas confondus )
» Maquillage de scène
» Possession d'Harry par Voldemort (la scène de fin de film)
» Votre scène favorit.

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
La Clef des Champs :: Littérature :: Divers-
Répondre au sujetSauter vers: